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Comment comptabiliser les intérêts courus dans votre entreprise ?

Les intérêts courus représentent une réalité comptable que toute entreprise ayant recours à l'emprunt ou pratiquant des placements financiers doit savoir traiter. Ils apparaissent à la clôture de l'exercice et obéissent à des règles précises issues du Plan Comptable Général.

Comment se calculent les intérêts courus non échus ? Quelle est la différence entre intérêts courus sur emprunts et intérêts courus à recevoir ? Quels comptes utiliser selon la nature de l'opération ? Voici le point complet sur la comptabilisation des intérêts courus en 2026.

L'essentiel de l'article :

  • Les intérêts courus sont des intérêts acquis à la date de clôture mais non encore payés ou encaissés.
  • Ils se déclinent en deux catégories : les intérêts courus non échus (ICNE) sur emprunt, et les intérêts courus à recevoir sur placement.
  • Le calcul des intérêts courus repose sur la formule : capital × taux × (nombre de jours courus / 360).
  • La comptabilisation des intérêts courus à la clôture est obligatoire en vertu du principe de spécialisation des exercices.
  • Les écritures sont systématiquement extournées à l'ouverture de l'exercice suivant.

Mini-Sommaire

    Quelle est la définition des intérêts courus ?

    Les intérêts courus désignent les intérêts qui se sont accumulés sur un emprunt ou un placement financier, entre la dernière échéance et la date de clôture de l'exercice, mais qui n'ont pas encore été payés ou encaissés à cette date.

    Ils se divisent en deux catégories bien distinctes.

    Les intérêts courus non échus (ICNE) concernent les emprunts contractés par l'entreprise. Ce sont des charges financières déjà encourues sur l'exercice en cours, mais dont l'échéance de paiement interviendra sur l'exercice suivant.

    Les intérêts courus à recevoir concernent les placements financiers (compte à terme, dépôt rémunéré). Ce sont des produits financiers acquis sur l'exercice en cours, mais dont l'encaissement interviendra ultérieurement.

    À noter : ne pas confondre les intérêts courus non échus avec les intérêts non courus payés par anticipation (charges constatées d'avance). Dans le second cas, l'entreprise a déjà payé des intérêts qui ne concernent pas encore l'exercice en cours, ce sont des charges à régulariser selon un mécanisme différent.

    Pourquoi comptabiliser les intérêts courus à la clôture ?

    La comptabilisation des intérêts courus est une obligation comptable, pas une option. Elle découle du principe de spécialisation des exercices : chaque exercice doit intégrer toutes les charges et tous les produits qui le concernent, indépendamment de leur date de paiement ou d'encaissement.

    Concrètement, si votre entreprise a contracté un emprunt remboursable trimestriellement et que la clôture intervient deux mois après la dernière échéance, les intérêts courus sur ces deux mois doivent être rattachés à l'exercice qui se clôture. Ils constituent une dette certaine, connue dans son montant, même si son règlement est futur.

    Ce principe est également confirmé par l'administration fiscale dans le BOFiP, qui précise que les charges déductibles doivent être rattachées à l'exercice auquel elles se rapportent. Les intérêts courus sur emprunts sont donc déductibles fiscalement sur l'exercice de leur constatation comptable, et non sur l'exercice de leur paiement effectif.

    Comment calculer les intérêts courus ?

    La formule générale

    Le calcul des intérêts courus s'effectue au prorata temporis à partir de la dernière échéance jusqu'à la date de clôture :

    Intérêts courus = capital restant dû × taux annuel × (nombre de jours courus / 360)

    Exemple : votre entreprise a contracté un emprunt de 100 000 € au taux annuel de 4 %. Les intérêts sont payables trimestriellement, le dernier versement ayant eu lieu le 30 octobre. La clôture intervient le 31 décembre. Les intérêts courus sur la période du 1er novembre au 31 décembre (61 jours) s'élèvent à : 100 000 € × 4 % × (61 / 360) = 677,78 €.

    L'utilisation de la base 360 ou 365 jours

    En pratique, la convention financière retenue est généralement la base 360 jours (ou "exact/360"), conforme aux usages bancaires.

    Toutefois, certains contrats prévoient la base 365 jours : il faut donc se référer systématiquement aux conditions du contrat d'emprunt ou de placement pour déterminer la base applicable.

    La comptabilisation des intérêts courus sur emprunt

    Les intérêts courus non échus (ICNE)

    Les intérêts courus sur emprunts correspondent à des charges à payer. À la clôture de l'exercice, les intérêts courus sur emprunts s'enregistrent ainsi :

    Mouvement

    Compte

    Libellé

    Montant

    Débit

    6611

    Intérêts des emprunts et dettes

    677,78 €

    Crédit

    1688

    Intérêts courus sur emprunts

    677,78 €

    Le compte 1688 figure au passif du bilan, dans les dettes financières. Il matérialise la dette d'intérêts envers l'établissement prêteur.

    Bon à savoir : LS Compta, cabinet d'expertise comptable du groupe Legalstart, accompagne les dirigeants dans le traitement comptable des opérations de fin d'exercice : rattachement des charges à payer, intérêts courus, charges constatées d'avance et établissement de la liasse fiscale.

    La contrepassation à l'ouverture de l'exercice suivant

    L'écriture de clôture est obligatoirement extournée au 1er janvier de l'exercice suivant :

    Mouvement

    Compte

    Libellé

    Montant

    Débit

    1688

    Intérêts courus sur emprunts

    677,78 €

    Crédit

    6611

    Intérêts des emprunts et dettes

    677,78 €

    Lors du paiement effectif de l'échéance en N+1, l'intégralité des intérêts est débitée au compte 6611 et créditée au compte 512 (banque). Le résultat net de l'exercice N+1 ne supporte ainsi que la quote-part d'intérêts relative à cet exercice.

    La comptabilisation des intérêts courus à recevoir

    Sur un compte à terme (placement financier)

    La comptabilisation des intérêts courus sur compte à terme varie selon la durée du placement. C'est l'une des situations les plus fréquentes dans la gestion de trésorerie d'une PME.

    Pour un placement à court terme (échéance inférieure à un an), les intérêts courus à recevoir s'enregistrent à la clôture comme suit :

    Mouvement

    Compte

    Libellé

    Montant

    Débit

    5188

    Intérêts courus à recevoir

    montant calculé

    Crédit

    764

    Revenus des valeurs mobilières de placement

    montant calculé

    Pour un placement à long terme (échéance supérieure à un an), les comptes changent :

    Mouvement

    Compte

    Libellé

    Montant

    Débit

    2768

    Intérêts courus sur créances immobilisées

    montant calculé

    Crédit

    762

    Produits des autres immobilisations financières

    montant calculé

    Attention : les intérêts courus sur compte à terme, même non encore encaissés, sont imposables sur l'exercice de leur constatation comptable pour les sociétés soumises à l'IS. Ils augmentent le résultat fiscal de l'exercice, indépendamment de leur date d'encaissement.

    Récapitulatif des comptes selon la situation

    Situation

    Compte bilan

    Compte de résultat

    ICNE sur emprunt

    1688 (passif)

    6611 (charge)

    Intérêts courus à recevoir sur CAT court terme

    5188 (actif circulant)

    764 (produit)

    Intérêts courus à recevoir sur CAT long terme

    2768 (immobilisations financières)

    762 (produit)

     

    FAQ

    Faut-il obligatoirement comptabiliser les intérêts courus non échus ?

    Oui. La comptabilisation des ICNE est obligatoire pour toutes les sociétés tenues d'établir des comptes annuels, en application du principe de spécialisation des exercices. Omettre cette écriture conduit à sous-évaluer les charges de l'exercice et à présenter un résultat inexact, ce qui peut constituer une irrégularité comptable relevée lors d'un contrôle fiscal.

    Quelle est la différence entre intérêts courus échus et intérêts courus non échus ?

    Les intérêts courus échus sont des intérêts dont la date de paiement est arrivée, mais qui n'ont pas encore été réglés. Les intérêts courus non échus (ICNE) sont des intérêts dont la date d'échéance n'est pas encore arrivée à la clôture. Dans les deux cas, les intérêts ont couru sur l'exercice en cours et doivent y être rattachés. Pour approfondir les règles de bilan, consultez notre article sur le bilan comptable.

    Les intérêts courus sont-ils déductibles fiscalement ?

    Oui, les intérêts courus sur emprunts sont des charges financières déductibles du résultat fiscal sur l'exercice de leur constatation, sous réserve des règles de déductibilité prévues à l'article 212 bis du CGI, qui encadrent la déduction des charges financières nettes pour les sociétés à l'IS.

     

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