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Comment calculer l’avantage en nature véhicule en 2026 ?

Lorsque vous mettez un véhicule à la disposition d’un salarié et que celui-ci l’utilise aussi à titre privé, cette mise à disposition constitue une forme de rémunération indirecte. Appelée avantage en nature, elle doit être évaluée en termes monétaires, puis intégrée dans l’assiette des cotisations sociales et déclarée en DSN. Depuis le 1er février 2025, les règles de calcul ont changé, avec des taux forfaitaires sensiblement relevés pour les véhicules nouvellement attribués.

Quand y a-t-il avantage en nature avec un véhicule et quand peut-on l’éviter ? Comment choisir entre méthode forfaitaire et méthode réelle ? On vous présente toutes les règles en vigueur.

L’essentiel de l’article

  • Quand un employeur met un véhicule à la disposition permanente d’un salarié pour un usage professionnel et privé, l’utilisation privée constitue un avantage en nature soumis à cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu.
  • L’arrêté du 25 février 2025, applicable à partir du 1er février 2025, a profondément réformé les barèmes de calcul : le forfait pour les véhicules loués est passé de 30 % à 50 % du coût global annuel.
  • Deux méthodes de calcul coexistent : la méthode forfaitaire et la méthode des dépenses réelles. L’employeur choisit librement, mais le choix s’applique pour toute l’année.
  • Les véhicules 100 % électriques bénéficient d’un abattement de 70 % sur le forfait, plafonné à 4 641,60 € par an jusqu’au 31 décembre 2027.
  • Les anciens barèmes (arrêté de 2002) continuent de s’appliquer aux véhicules attribués avant le 1er février 2025

 

Mini-Sommaire

    Qu’est-ce que l’avantage en nature véhicule ?

    Un avantage en nature véhicule existe dès lors qu’un employeur met un véhicule à la disposition permanente d’un salarié et que ce dernier peut l’utiliser à titre personnel, en dehors des heures de travail. L’usage privé du véhicule correspond à une économie de frais pour le salarié, qui évite de supporter les charges liées à un véhicule personnel. Cette économie est considérée comme une rémunération en nature.

    Cet avantage en nature est soumis aux cotisations sociales (part salariale et patronale) et à l’impôt sur le revenu, au même titre qu’un salaire en espèces. Il doit figurer sur le bulletin de paie et être déclaré dans la Déclaration Sociale Nominative (DSN).

    Cet avantage peut concerner tous les salariés, mais aussi les dirigeants assimilés salariés : présidents de SAS, directeurs généraux de SA, gérants minoritaires de SARL. Pour les travailleurs non salariés (gérants majoritaires, entrepreneurs individuels), des règles différentes s’appliquent.

    À noter : la notion de mise à disposition permanente est déterminante. Si le véhicule est restitué chaque semaine et pendant les congés, ou s’il s’agit d’un utilitaire utilisé exclusivement à des fins professionnelles, aucun avantage en nature n’est généré.

    Quand y a-t-il avantage en nature ?

    L’URSSAF distingue plusieurs situations. Il y a avantage en nature dès que le véhicule est utilisé à la fois à des fins professionnelles et à des fins privées, même si l’usage privé est minoritaire.

    En revanche, aucun avantage en nature n’est constitué dans les trois cas suivants :

    • le salarié restitue le véhicule chaque week-end et pendant ses congés (usage strictement professionnel en semaine) ;
    • le véhicule est un utilitaire dont la carte grise mentionne un usage commercial ou professionnel exclusif ;
    • l’employeur a formalisé par écrit (règlement intérieur, courrier) que le véhicule ne peut pas être utilisé à titre privé et que cette interdiction est effectivement appliquée.

    La preuve de l’utilisation exclusivement professionnelle incombe à l’employeur en cas de contrôle URSSAF. Un journal de bord ou un système de géolocalisation est fortement conseillé pour documenter les kilomètres professionnels.

    Attention : si l’employeur affirme que le véhicule est à usage professionnel exclusif, mais que les faits prouvent le contraire, l’URSSAF peut redéfinir l’avantage et réclamer les cotisations sur les périodes contrôlées, assorties de majorations.

    Comment calculer l’avantage en nature véhicule ?

    L’employeur choisit librement entre deux méthodes d’évaluation. Ce choix s’applique à l’ensemble de l’année civile et peut être modifié pour l’année suivante.

    La date de mise à disposition du véhicule est déterminante : les barèmes de l’arrêté du 25 février 2025 ne s’appliquent qu’aux véhicules attribués à partir du 1er février 2025. Les véhicules attribués avant cette date restent soumis aux anciens taux tant que le salarié est inchangé.

    La méthode forfaitaire

    La méthode forfaitaire évalue l’avantage en nature véhicule à partir d’un pourcentage du coût du véhicule, sans tenir compte des kilomètres privés réellement parcourus. Elle est simple à appliquer et sécurisante en cas de contrôle, mais peut être pénalisante si l’usage privé est faible.

    Tableau des taux forfaitaires applicables aux véhicules attribués à partir du 1er février 2025 :

    Type de véhicule

    Sans carburant employeur

    Avec carburant employeur

    Acheté, ≤ 5 ans

    15 % du coût d’achat TTC

    20 % du coût d’achat TTC

    Acheté, > 5 ans

    10 % du coût d’achat TTC

    15 % du coût d’achat TTC

    Loué (LLD / LOA)

    50 % du coût global annuel

    67 % du coût global annuel

    Le coût global annuel pour un véhicule loué comprend les loyers de location, l’entretien et l’assurance. L’avantage calculé pour un véhicule loué est plafonné au montant qui aurait été obtenu en appliquant les règles des véhicules achetés (le prix de référence du loueur ne peut excéder le prix constructeur avec un rabais maximal de 30 %).

    Exemple : Lucie bénéficie d’un véhicule loué (LLD) attribué en mars 2025. Le coût global annuel (loyers + entretien + assurance) s’élève à 10 000 €. L’employeur prend en charge le carburant. Avantage en nature annuel au forfait : 10 000 € × 67 % = 6 700 €, soit 558 € par mois à intégrer dans l’assiette des cotisations.

    La méthode des dépenses réelles

    La méthode des dépenses réelles consiste à calculer l’avantage en proportionnant les frais réels du véhicule au kilométrage privé par rapport au kilométrage total. Pour un véhicule acheté, les frais réels comprennent :

    • l’amortissement sur 5 ans (ou 10 % si le véhicule a plus de 5 ans) ;
    • l’assurance ;
    • l’entretien ;
    • et le cas échéant le carburant réellement consommé à titre privé.

    Cette méthode est plus avantageuse lorsque l’usage privé est limité (commerciaux, managers grande distance). Elle nécessite cependant un suivi précis des kilomètres professionnels et personnels, et une documentation rigoureuse à conserver en cas de contrôle de l’assiette des cotisations.

    Avantage en nature véhicule : quel est le régime des véhicules électriques ?

    Les véhicules fonctionnant exclusivement à l’électricité bénéficient d’un régime fiscal favorable, prolongé jusqu’au 31 décembre 2027. Deux avantages se cumulent.

    D’une part, les frais d’électricité payés par l’employeur pour recharger le véhicule ne sont pas intégrés dans le calcul de l’assiette des cotisations, que l’évaluation soit forfaitaire ou au réel. Cela vaut également pour les bornes de recharge installées au domicile du salarié, à condition qu’elles soient restituées à la fin du contrat.

    D'autre part, un abattement est appliqué sur la valeur de l'avantage calculé : 70 % en cas d'évaluation forfaitaire (plafonné à 4 641,60 € par an en 2026) et 50 % en cas d'évaluation au réel (plafonné à 2 026,30 € par an en 2026). Ces plafonds sont revalorisés chaque année et s'appliquent aux véhicules électriques mis à disposition à partir du 1er février 2025 jusqu'au 31 décembre 2027.

    La condition pour bénéficier de l’abattement de 70 % est que le véhicule électrique soit éligible au bonus écologique (score environnemental requis). Vérifiez le score du véhicule sur le site du ministère avant d’appliquer cet abattement.

    Véhicule électrique (1er fév. 2025 au 31 déc. 2027)

    Abattement

    Plafond annuel

    Évaluation forfaitaire

    70 %

    4 641,60 €

    Évaluation au réel

    50 %

    2 026,30 €

    Bon à savoir : LS Compta, cabinet d’expertise comptable du groupe Legalstart, accompagne les employeurs dans le calcul des avantages en nature véhicule, le choix entre méthode forfaitaire et réelle, et la sécurisation des déclarations DSN.

    Les barèmes applicables sont publiés et mis à jour sur le site officiel de l'Urssaf, n’hésitez pas à le consulter.

    Comment intégrer l’avantage en nature sur la fiche de paie ?

    L’avantage en nature véhicule doit être ajouté au salaire brut du salarié dans l’assiette de calcul des cotisations. En pratique, il figure sur le bulletin de paie sous une ligne distincte libellée « avantage en nature véhicule ». Ce montant est inclus dans le salaire brut imposable et cotisé, mais il n’est pas versé en espèces au salarié.

    La valeur est généralement calculée annuellement, puis divisée par le nombre de bulletins de paie de l’année. Si la mise à disposition est partielle (arrivée ou départ en cours d’année), le calcul est au prorata au nombre de jours réels de mise à disposition. Cet avantage constitue des charges d’exploitation pour l’entreprise, à intégrer dans la gestion prévisionnelle de votre masse salariale.

    En DSN, l’avantage en nature est déclaré avec le code nature de versement approprié et intégré dans la rémunération brute déclarée. Un paramétrage incorrect du logiciel de paie est l’une des principales causes de redressement URSSAF sur ce sujet.

    Attention : les anciens barèmes (arrêté de 2002 : 9 %/6 % pour les véhicules achetés, 30 % à 40 % pour les véhicules loués) restent applicables aux véhicules attribués avant le 1er février 2025. Appliquer par erreur les nouveaux taux à ces véhicules constitue une surestimation des cotisations.

    FAQ

    Peut-on éviter l’avantage en nature si le salarié paye une participation ?

    Oui. Si le salarié verse une participation financière à l’employeur pour l’utilisation privée du véhicule, cette participation vient en déduction de la valeur de l’avantage. Si la participation est égale ou supérieure à la valeur forfaitaire ou réelle de l’avantage, il n’y a plus d’avantage en nature à soumettre à cotisations.

    Que se passe-t-il si le véhicule change de titulaire après le 1er février 2025 ?

    Si un véhicule acheté avant le 1er février 2025 est attribué à un nouveau salarié après cette date, c’est la date de la nouvelle attribution qui sert de référence. Les nouveaux barèmes s’appliquent alors, même si le véhicule a été acheté sous l’ancien régime. L’accord de mise à disposition avec le nouveau salarié fixe la date de référence.

    La méthode forfaitaire est-elle toujours plus avantageuse pour l’employeur ?

    Non. Avec les nouveaux barèmes de février 2025, la méthode forfaitaire peut s’avérer pénalisante, notamment pour les véhicules loués dont le forfait est passé de 30 % à 50 % du coût global annuel. Si l’usage privé du salarié est faible et justifiable par un journal de bord, la méthode des dépenses réelles peut réduire significativement l’avantage déclaré et les cotisations associées.

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